Fusterlandia, paradis artistique de La Havane

De son quartier défavorisé de Jaimanitas à La Havane, l’artiste José Fuster a fait un petit royaume artistique. Inspiré à la fois par Gaudi et Brancusi, il a étendu les limites de son studio aux ruelles avoisinantes, s’emparant petit à petit de l’espace public et créant un monde fantastique coloré de mosaïques et d’art naïf. Un monde tout en courbes et recoins aux couleurs vives à visiter sans faute.  

C’est en 1975 que le peintre José Fuster s’installe dans le quartier de Jaimanitas, dans une petite maison en bois. Très vite, l’envie de créer au-delà des murs de sa maison le prend et il demande à ses voisins s’il peut investir leurs demeures et magasins C’est ainsi que l’art de Fuster investit le quartier. Une dizaine d’années plus tard, ses mosaïques, ses dessins et ses peintures enveloppent les bancs du quartier, décorent des boutiques, des cabinets médicaux, des arrêts de bus et bien d’autres structures et bâtiments… Fusterlandia est née.

Artiste de renommée internationale et souvent comparé à Picasso, José Fuster aujourd’hui âgé de 70 ans continue son art collectif en le finançant grâce à la vente de ses propres œuvres. Aujourd’hui, plus de 80 maisons sont recouvertes de ses ornements naïfs. Il a aussi créé un jeu d’échec géant dans un parc et un grand mur - patchwork d’artistes.

D’ailleurs, le quartier de Jaimanitas est devenu un paradis pour ces derniers, une source d’inspiration qui a permis de donner à ce quartier autrefois pauvre une dimension unique où le merveilleux se mêle à l’enchantement. Un enchantement qui, avec un peu de chance, peut aller jusqu’à une rencontre avec l’artiste, qui vit toujours au cœur de ses créations…